Zoé STARK

Plainte à la nuit
Tu as nourri mon audace
Ma hargne et mes soupirs
Tu m'as saignée de ta rage
Et toujours percée à jour
Tu m'as tuée de tes mots
de ton amour
de tes souvenirs
Je prends tout et en un souffle
le transforme en avenir.

Et quel homme
Et quel hommage
Qui regarde mes souvenirs
Qui regarde comme une étoile
Le souper de mes plaisirs
Qui s'amuse de mes plaintes
Qui sommeille
Qui a des oeillères
Qui appelle et qui regrette
Qui regarde de la-haut?
A la limite de soi
Plus loin que les nuages
les mots raisonnent 
Plus encore
Moi j’aime
Millésimer l’automne
Riment les augustes
Miroirs de l’absurde
Allongés sur les quais 
de l’impatience
en silence
ils rient des regards
les anges

J’ai accueilli l’infini
dans mon coeur
Il m’a dit
regarde ce que fait l’absurde
du non accompli
Regarde ta vie
et souris
Maintenant Je suis.

Le palais de diamants
me regarde
L’olivier du futur
étend ses larges feuilles
et mouillé des larmes
Divines
il sourit pourtant
il s’élance hors du temps
pour nourrir de sa sève
l’océan de nos rêves
immaculé de blanc
Et laisse la sève
monter
Laisse la sève
programmer les rêves
les rêves
qui créent
pourvu qu’on les laisse
nous évader


et si plus personne
si plus personne n’est la
dans l’absence
si plus personne n’est la
la lumière parlera

La nuit     porter
la nuit      porter le souffle
la nuit
les cimes
crient
obéissent
se soulevent
Noirceur de l’âme
sous un peuplier blanc
Retire ton soupir
et sois ressemblant
à toi-même
vois Tolède
ne connait que toi
Sous l’espace on ressasse
on ne fait pas semblant.
Rame sous le clair obscure
du Silence
et partout en offense
les larmes remplissent 
ton océan de joie
le temps seul décide
laisse le être Roi.
Falsifier
Inverser l’hiver
J’ai hiberné
Pour t’aimer
Noir est l’absence
de tout
Aveuglé par l’icône
fausse
Tu es tombé
Relève toi.

.

Lie du lien
le tien
Pour aimer
à regret
Toujours plus d’amour
amer
Jusqu’à la tombe

Créé avec Artmajeur